CRP et motifs économiques de la rupture du contrat de travail
Si CRP, préciser les motifs économiques de la rupture du contrat de travail !
En cas de licenciement économique, dans les entreprises de moins de 1 000 salariés, les collaborateurs licenciés, pour un motif économque, ont la possibilité d’adhérer à une convention de reclassement personnalisé (CRP). S’ils l’acceptent, le contrat de travail est rompu d’un commun accord. Mais l’employeur doit quand même préciser les motifs économiques de cette rupture.
La CRP permet de bénéficier d’actions de soutien psychologique, d’orientation, d’accompagnement, d’évaluation des compétences professionnelles et de formation destinées à favoriser le reclassement du salarié.
Désormais le salarié dispose d’un délai de réflexion de 21 jours pour accepter la CRP. Son silence vaut refus de la convention de reclassement.
En cas d’acceptation, le contrat de travail est rompu d’un commun accord et l'employeur doit impérativement notifier, par écrit, au salarié ayant accepté la CRP, les motifs économiques de la rupture du contrat de travail. En l’absence de ce courrier, la rupture sera jugée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cette rupture du contrat de travail ne comporte ni préavis, ni indemnité de préavis. Elle ouvre droit à l'indemnité de licenciement ainsi que, le cas échéant, au solde de l'indemnité de préavis pour sa partie supérieure à 2 mois.