Une réforme qui n'oublie pas les petites entreprises....
Son objet principal :
- favoriser l'évolution professionnelle
- faire progresser d'au moins 1 niveau de qualification au cours de la vie professionnelle
Il sera prochainement examiné par le Sénat et les députés l'ont adopté le 21 juillet dernier, par 311 voix contre 175.
Les 4 objectifs majeurs :
- Mieux orienter les fonds de la formation professionnelle vers ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les demandeurs d’emploi et les salariés peu qualifié,
- Développer la formation dans les petites et moyennes entreprises,
- Insérer les jeunes dans le milieu du travail, en s’appuyant notamment sur les contrats d’alternance,
- Améliorer la transparence et les circuits de financement et mieux évaluer les politiques de formation professionnelle
Les principales mesures proposées
- Le déblocage d'un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels doté de 900 millions d'euros en 2010 pour financer la formation des salariés peu qualifiés et de chômeurs.
- L’extension du champ d'application du DIFet du CIFen même temps qu'il propose de simplifier l'accès à la VAE.
- La mise en place d'un "passeport orientation et formation", comportant les diplômes de la formation initiale et les expériences professionnelles acquises au cours de stages.
- L’obligation aux entreprises de plus de 50 salariés de proposer à tous les plus de 45 ans un bilan d'étape afin de leur proposer un bilan de compétence ou une action de professionnalisation.
Par ailleurs, la réduction du nombre d’OPCA est prévue, ceux collectant moins de 100 millions d'euros devront se regrouper. Pour Laurent Wauquiez, ce regroupement est « le seul moyen d’assurer des formations passerelles entre les métiers et secteurs d’activité, indispensables dans certains bassin d’emploi touchés notamment par le crise ». Le contrôle de la gestion des OPCA sera renforcé : l’agrément des OPCA par l’Etat sera soumis :
- à leurs résultats, en terme de nombre de salariés ayant bénéficié d’une formation ou acquis un diplôme
- et en termes d’obtention d’emploi.
Le projet de loi amendé insiste sur la nécessité pour les OPCA d'être en capacité d'assurer un service de proximité au bénéfice des entreprises, et en particulier des TPE-PME.
Concernant la gestion des fonds pour les TPE et les PME, le texte amendé prévoit une gestion distincte des contributions des entreprises de moins de 10 salariés et une autre pour celles des entreprises de 10 à - de 50 salariés.
Il est également prévu que l'OPCA pourrait affecter les versements des « gros employeurs » au financement des plans des TPE et PME....
Une nouvelle réforme plus proche des petites entreprises ???
