L'article 2 de la loi du 31 mars 2006, pour l'égalité des chances a imposé la signature d'une convention de stage, une limitation de la durée des stages hors parcours pédagogique à six mois et prévoit une gratification obligatoire pour les stages de plus de trois mois consécutifs.
Désormais, tous les stages, obligatoires ou pas sont soumis aux même règles
Les gratifications sont totalement exonérées dans la limite de 12,5% du plafond horaire de la Sécurité Sociale et du nombre d'heures de stage du mois, selon les heures de présence du stagiaire.
Pour un temps plein, il y a un seuil d'exonération de 360 € pour 2006
L'effet de seuil initialement prévu n'est plus d'actualité, désormais les cotisations se sont que sur le solde d'un montant supérieur à 360 €
Par exemple : Vous donner 500 € à un stagiaire, vous ne serez soumis à cotisation que sur la partie excédent 360 € soit sur 140 €
Par ailleurs, une charte du stage a été élaborée, dont le but est d'assurer que le stage soit utilisé de manière non abusive. Elle a été diffusée au cours du printemps 2006 auprès des entreprises, des branches professionnelles, des établissements d'enseignement supérieur et des services de l'Etat. Elle définit le champ d’application, l’encadrement du stage et l’engagement des deux parties.
Cette charte prévoit notamment un « encadrement obligatoire du stagiaire par un enseignant et un membre de l'entreprise ». Elle responsabilise les trois signataires : l'enseignant, le salarié de l'entreprise désignée et l'étudiant. Elle prévoit également que l'activité du stagiaire devra faire l'objet d'une évaluation par l'enseignant et le membre de l'entreprise. Cette évaluation sera conservée par l'établissement en vue d'un "rapport périodique" sur sa politique de stage.
Les nouvelles conventions de stage :
Autre nouveauté, depuis le décret du 29 août 2006, vous devez obligatoirement inclure dans votre convention de stage les clauses suivantes :
1. la définition des activités confiées au stagiaire selon les objectifs de sa formation ;
2. les dates de début et de fin du stage ;
3. la durée hebdomadaire maximale de présence dans l’entreprise,
4. le montant et les modalités de sa gratification ;
5. la liste des éventuels avantages offerts : restauration, hébergement ou autres
6. le régime de protection sociale du stagiaire, y compris en cas d’accident
7. les conditions d’encadrement du stagiaire ;
8. les conditions de délivrance d’une attestation de stage, voire les modalités de validation du stage pour l’obtention du diplôme préparé ;
9. les modalités de suspension et de résiliation du stage ;
10. les conditions dans lesquelles le stagiaire est autorisé à s’absenter, notamment dans le cadre d’obligations attestées par l’établissement d’enseignement ;
11. les clauses du règlement intérieur de l’entreprise applicables au stagiaire.
Ce décret rappelle qu’« aucune convention de stage ne peut être conclue pour remplacer un salarié en cas d’absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour effectuer une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise ou pour occuper un emploi saisonnier ».
Cela pour éviter les abus d'une main-d’œuvre peu onéreuse.
A bon entendeur...
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